L’une des plus grandes merveilles de la nature : la naissance annuelle des bébés phoques sur la côte Est du Canada.
Une merveille de la nature massacrée
L’une des merveilles de la nature – la naissance de milliers de bébés phoques du Groenland – est en cours actuellement sur les glaces vierges qui flottent à l’Est du Canada, selon IFAW.
Chaque hiver, l’ensemble des phoques du Groenland qui vivent au nord-ouest de l’océan Atlantique migrent sur la côte Est du Canada pour mettre bas et s’accoupler. Malheureusement, il ne reste que peu de temps pour profiter de ce phénomène spectaculaire. Dans quelques semaines à peine, les Canadiens recommenceront à chasser des centaines de milliers de bébés phoques.
“La migration des phoques du Groenland est l’un des derniers grands spectacles que nous offrent la nature et les animaux sauvages,” regrette Fred O’Regan, Président d’IFAW. “Ce troupeau devrait être respecté comme un trésor mondial, et non massacrés par centaines de milliers pour fournir un article de luxe à quelques-uns.”
De la fin février à la mi-mars, les femelles phoques du Groenland se regroupent sur l’océan gelé sur la côte Est du Canada. Chaque femelle donne naissance à un petit – et un seul. Les petits sont allaités pendant 12 jours environ, puis ils sont sevrés brusquement et commencent à muer et à perdre leur magnifique fourrure blanche. Or, au Canada, les bébés phoques peuvent être chassés légalement dès qu’ils commencent à muer.
La chasse aux phoques
Le nombre de phoques tués est plus important aujourd’hui que dans les années 1950 et 1960 ; lorsque la surchasse a considérablement réduit leur population. Cette année, près de 319 500 phoques seront tués.
Les bateaux modernes utilisés par les chasseurs de phoques sont assez larges pour transporter plusieurs motoneiges, qui permettent d’accéder à une zone de chasse plus étendue et de transporter les peaux jusqu’au bateau. Certains bateaux sont même équipés d’un hélicoptère pour repérer les troupeaux de phoques sur les étendues glacées.
“L’opposition à cette chasse est réellement un conflit de valeurs, entre ceux qui accordent une valeur économique à un phoque et ceux qui protègent la faune sauvage pour les générations futures,” ajoute F.O’Regan. “La naissance annuelle des phoques est un spectacle exceptionnel, qui inspire le respect et devrait être une source de fierté pour les Canadiens. Cependant, au lieu de protéger les phoques, l’Etat canadien soutient directement un massacre vicieux et inutile.”
Les abeilles, piliers de la pollinisation et donc de la présence des fleurs, fruits et légumes disparaissent massivement dans de nombreuses régions du monde, laissant perplexes les scientifiques qui ne manquent toutefois pas d’arguments puisés notamment dans la pression insoutenable des activités humaines sur l’environnement.
Le dépérissement des abeilles est observé depuis les années 90, mais le premier signal d’alarme remonte à l’automne 2006 : les abeilles commençaient alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on y parle de “syndrome d’effondrement des colonies” (”colony collapse disorder” ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s’intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes.
Le même phénomène a été observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas) depuis le début des années 2000, de nombreux pays sont touchés avec là aussi, certaines colonies qui ont perdu jusqu’à 90% de leurs population.
Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées désespérément vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu… En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu’une confirmation du phénomène n’ait été donnée pour l’ensemble du pays.
Dans de nombreuses régions du monde, les populations d’abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années.
Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d’années, d’assurer la reproduction des plantes à fleurs. De plus, 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation : fruits et légumes. Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes… D’ailleurs, dans certaines régions du monde, la disparition d’insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement
En juin 2004, Apophis, un astéroïde d’environ 270 m de diamètre pour une masse de 27 millions de tonnes a été découvert par les astronomes. Dans sa course autour du soleil, cet astéroïde croise deux fois l’orbite terrestre, menaçant directement notre planète d’une collision cataclysmique.
Pour la première fois, un géocroiseur(1), nommé alors 2004 MNA a été classé au deuxième degré sur l’échelle de Turin(2) expliquait Donald Yeomans, scientifique de Jet Propulsion Laboratory de la NASA en 2004.
Ce géocroiseur menaçant été découvert par R. A. Tucker, D. J. Tholen et F. Bernardi via l’observatoire de Kitt Peak, dans l’Arizona, au sud-ouest des Etats-Unis. La NASA a aussitôt alerté son réseau de détection au sol.
Les premières estimations indiquaient alors que l’astéroïde, qui croise deux fois l’orbite terrestre au cours de sa révolution, pourrait rencontrer l’orbite de la Terre en avril 2029, avec une collision peu probable mais pas impossible.
D’autres calculs, datés du 31 octobre 2005, ont repoussé l’échéance d’un croisement avec la Terre au mois d’avril 2036 avec seulement une chance sur 5 560 ! Ce qui correspond au degré de 1 sur 10 sur l’échelle de Turin. 2004 MNA a alors été renommé 99942 Apophis(3).
De nouveaux calculs datés du 6 mai 2008 ont écarté un peu plus le risque de collision. Le géocroiseur avait alors une “chance” sur 45 000 d’entrer en collision avec la Terre le 13 avril 2036 : le niveau de risque sur l’échelle de Turin repassait à 0.
Enfin, les derniers calculs effectués le 7 octobre 2009 indiquent que le risque de collision d’Apophis avec la Terre n’est plus que d’une chance sur 233 000 pour le dimanche 13 avril 2036. Si l’on considère l’ensemble des dates où Apophis devrait croiser l’orbiter de la Terre, la probabilité d’un impact est de 1 sur 135 000 ; autrement dit, il y a 99,99926 % de chance que l’astéroïde ne touche pas la Terre…
Ces estimations ne manqueront pas d’être affinées dans les années à venir car la trajectoire de l’astéroïde est soumis à des incertitudes(4) qui pourraient bien confirmer ou infirmer la probabilité de l’impact.
Conséquences d’une collision encore improbable
Vue d’Apophis avant sa collision avec la Terre
© Michael Carroll
Les scientifiques indiquent néanmoins que “dans l’hypothèse improbable où il entrerait bien en collision”, le bolide qui serait chauffé à plus de 1 600°C en pénétrant dans l’atmosphère, engendrerait des conséquences cataclysmiques : du tsunami (raz-de-marée) s’il touche l’océan(5), ou des dégâts massifs sur les terres et les zones habitées.
En effet, un impact contre la Terre dégagerait une énergie de plus de 506 mégatonnes. C’est près de 34 000 fois la puissance de la bombe larguée sur Hiroshima le 6 août 1945 qui avait alors dégagé une puissance d’environ 15 kilotonnes.
Comment éviter le pire ?
Même si le risque de collision avec la Terre a fortement diminué d’après les nouvelles précisions concernant la trajectoire de 99942 Apophis, les scientifiques ont insisté pour que des discussions soient engagés sur les moyens d’éviter une catastrophe régionale voire planétaire.
Ainsi, un groupe de travail réunissant des experts de plusieurs pays a préparé un projet de traité international qui devait être soumis à l’ONU en 2009. En effet, étudier les moyens de dévier la trajectoire de ce géocroiseur n’est pas vain puisqu’il y a fort à parier que d’autres astéroïdes menaçants seront découverts.
Notes
- Astéroïde évoluant à proximité de la Terre
- L’échelle de Turin qui comprend 10 degrés évalue les probabilités d’impact d’astéroïdes ou comètes avec la Terre
- Également connu sous le nom Apep, le Destructeur, Apophis est le dieu égyptien du mal et de destruction qui habitaient dans les ténèbres éternelles.
- Apophis peut voir sa trajectoire modifiée par les perturbations gravitationnelles engendrées par les autres corps du système solaire.
- Les océans recouvrent 77% de la surface de la Terre
Liens
- 99942 Apophis (2004 MN4) Impact Risk (en anglais)
- l’échelle de Turin (en anglais)

(3)
2012 : la fin du monde ? Cette question sur la date de l’apocalypse hante les esprits les plus crédules, les plus avides de catastrophisme et les plus arnaqueurs depuis plus d’un an. Heureusement, la science nous apporte quelques éclairages essentiels sur ces canulars… à mourir de rire !
La fin du monde ne date pas d’aujourd’hui, ni d’hier. Déjà le passage à l’an mille terrorisait les européens… Plus de 1000 ans après et le “bug de l’an 2000″ évacué, des illuminés, des astrologues, des crédules et des profiteurs (1) qui veulent se remplir les poches crient à l’apocalypse pour le 21 décembre 2012 ! Alors que le film 2012 (2) vient de sortir, cette nouvelle annonce de fin du monde est l’occasion de faire le point sur cette rumeur sous un angle plus scientifique. ede moi! a
protegé la planete!!! alor???